TOUT CE QU’IL FAUT SAVOIR SUR LE DÉPART

 

Dimanche à 13 h 02, les 115 participants à la Route du Rhum - Destination Guadeloupe s’élanceront au large de Saint-Malo. Mais de nombreux skippers quitteront les pontons plus tôt. Les ULTIM franchiront en effet les écluses dès le vendredi, suivis le samedi des Ocean Fifty et des IMOCA. Le mouillage, la dernière nuit avant le départ, le routage… État des lieux du déroulement et des règles avant le grand départ en cinq questions.

Crédit photo : AFP _ Route du Rhum-Destination Guadeloupe

1/ POURQUOI LA MAJORITÉ DE LA FLOTTE QUITTE LES PONTONS AVANT DIMANCHE ?

Le ballet des départs depuis les quais malouins débutera dès vendredi. Les ULTIM quitteront le bassin Vauban en fin de journée. Samedi, ce sera au tour des Ocean Fifty, des Vintage Multi, des Vintage Mono et des IMOCA. Seuls les Class40 quitteront le port malouin dimanche matin. « Depuis que la Route du Rhum a dépassé les 80 bateaux, il y a toujours eu une nécessité de partir en plusieurs vagues, explique Francis Le Goff, le directeur de course. Ce n’est pas possible en une marée de faire passer tous les bateaux ». Les Ultim étant les bateaux les plus délicats à faire entrer dans le sas en raison de leur taille, ils auront donc une marée entière pour y parvenir le vendredi. Ces départs espacés tout au long du week-end sont une aubaine pour les spectateurs qui pourront se masser dans les tribunes situées autour des écluses. Les téléspectateurs ne seront pas en reste, eux qui pourront suivre ce spectacle pendant la retransmission télévisée, assurée par France Télévisions. 


2/ OÙ IRONT LES BATEAUX JUSQU’AU DÉPART ? 

Après le passage des écluses, les concurrents iront au mouillage non loin de Saint-Malo. Les ULTIM seront situés à proximité de Dinard tout comme les IMOCA. De leur côté, tous les Ocean Fifty seront au port des Bas Sablons où des pêcheurs leur ont libéré de la place pour la nuit de samedi à dimanche. Un périmètre de sécurité sera également mis en place par l’organisation afin d’éviter que des curieux s’approchent trop près des bateaux. 


3/ LES SKIPPERS SONT-ILS OBLIGÉS DE RESTER À BORD ? 

Lors du passage des écluses, les skippers seront présents à bord. L’occasion, une dernière fois, de bénéficier des encouragements du grand public. Une sorte de bain de foule géant donc qui offrira sans nul doute un surplus de motivation au départ. Ensuite, une fois les bateaux au mouillage, un ou plusieurs membres des équipes techniques resteront à bord des bateaux. Les skippers, eux, retourneront pour la plupart à terre pour passer leur dernière nuit au calme et se reposer afin d’aborder le départ dans la meilleure forme possible.

4/ QUAND DOIVENT-ILS TOUS ÊTRE À BORD DE LEUR BATEAU DIMANCHE ? 

Dimanche, le jour du départ, les skippers Class40 seront donc les seuls à traverser les écluses au petit matin. Pour les autres en revanche, la seule contrainte en matière d’horaire est d’être sur la ligne de départ à 13 h 02. « Les marins s’organisent comme ils veulent, abonde Francis Le Goff. Tout dépend s’ils ont une équipe conséquente, des semi-rigides, s’ils sont amarrés à proximité des côtes, s’ils connaissent le coin… » Les skippers malouins, qui connaissent le coin à la perfection, devraient privilégier un mouillage à Cancale par exemple pour gagner un peu de sommeil en plus avant le départ. À noter que les skippers ont l’obligation d’être seuls à bord quatre minutes avant le top départ.

5/ QUI A LE DROIT AU ROUTAGE ? 

À la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, les règles du routage (le fait d’être aidé par des personnes à terre pour l’étude de la météo et les choix stratégiques) varient en fonction des classes. En effet, le routage est interdit pour les monocoques, à savoir pour les IMOCA, les Class40 et les Vintage Mono. En revanche, il est autorisé pour l’ensemble des multicoques, les ULTIM, les Ocean Fifty et les Vintage Multi. La raison majeure, c’est la sécurité. « En monocoque, on ne peut pas se retourner, sauf si la quille casse, rappelle Corentin Horeau (MACSF). Or en ULTIM et en Ocean Fifty, sans quille, il y a toujours un risque de chavirage ».

Au sein des trois catégories de multicoques, la plupart des équipes ont constitués des cellules de routage. Elles sont généralement composées d’un météorologue ou d’un spécialiste de la météo, souvent d’un skipper et d’un membre du team pour les aspects techniques. À titre d’exemple, Tom Laperche (SVR-Lazartigue) comptera sur le trio Jean-Yves Bernot, Franck Cammas et Gaston Morvan alors qu’Armel Le Cléac’h (Maxi Banque Populaire XI) s’appuiera sur Marcel Van Triest, Nicolas Lunven et Sébastien Josse. C’est donc grâce à leur soutien et à leurs conseils que les skippers peuvent se donner à 100 % jusqu’au bout ! 

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