ROUTE DU RHUM – J-8
Les skippers viennent de mettre un terme à leur préparation qui s’est intensifiée ces derniers mois. Les dernières courses qui ont été disputées cet été et à la rentrée ont apporté leur lot d’enseignements et certains skippers aborderont forcément la course avec un peu plus de confiance que d’autres.
Crédit photo : AFB - Route du Rhum - Destination Guadeloupe
Amarrés depuis le début de semaine dans les bassins de Saint-Malo, les skippers sont entrés de plain-pied dans cette nouvelle édition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Tous viennent de mettre un terme à leur préparation qui s’est intensifiée ces derniers mois. Les dernières courses qui ont été disputées cet été et à la rentrée ont apporté leur lot d’enseignements et certains skippers aborderont forcément la course avec un peu plus de confiance que d’autres. État des lieux des forces en présence.
Chez les Ultim, les équipes techniques n’ont pas chômé ces derniers mois. Afin de fiabiliser au maximum leur maxi-trimaran, tous ont effectué d’importants changements techniques. Actual Ultim 4 (Anthony Marchand) a installé un nouveau mât, le Maxi Banque Populaire XI (Armel Le Cléac’h) s’est doté d’une nouvelle dérive et Sodebo Ultim 3 d’une nouvelle paire de foils. Chez SVR-Lazartigue (Tom Laperche), de nouveaux foils et de nouveaux safrans ont été installés. Mais lors d’un stage mi-septembre, une collision a endommagé les appendices tribord de Tom Laperche, obligeant à installer à nouveau le foil tribord précédent. « Je préfère avoir cette malchance avant la Route du Rhum », confie Tom. Le skipper se veut rassurant : « Ça n’a pas d’impact sur la performance. La seule chose que ça prouve, c’est notre capacité à le remplacer rapidement et à rester compétitif ».
Il l’a d’ailleurs démontré une poignée de jours plus tard en remportant les 24 Heures Ultim, comme l’an passé. Il a devancé Armel Le Cléac’h de seulement 11 min 29 sec puis Anthony Marchand et Thomas Coville. Quid du Maxi Edmond de Rothschild, Gitana 18, l’une des attractions de cette Route du Rhum ? Depuis sa mise à l’eau il y a huit mois, Charles Caudrelier ne s’est jamais mesuré à ses concurrents. Début septembre, il a néanmoins effectué sa qualification en solitaire après plus de 48 heures d’un aller-retour jusqu’au nord de l’Irlande. Chez Gitana, l’heure semble néanmoins à la prudence. « Ça reste un pari et un gros challenge puisque personne n’a réussi à mettre au point un tel bateau en si peu de temps », a expliqué récemment Charles dans un communiqué. Il confie : « lors de la dernière édition (qu’il a gagné), je disais que je pouvais être le maillon faible. Aujourd’hui c’est l’inverse, j’ai l’expérience mais le bateau manque encore de milles au large ».